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Dans celle de Belloy-en-France, a été adopté
en premier quartier du parti le blason des Morangle, illustre
famille d'ancienne chevalerie connue depuis 1138, dont la
filiation prouvée remonte à Jacques de Belloy,
Chevalier, Seigneur de Belloy et dont les descendants divisés
en plusieurs branches eurent une claire renommée
jusqu'a la Révolution. On retrouve par ailleurs ces
armes sculptées dans 1'église de la Paroisse
dédiée a Saint-Georges, Patron de la Ville,
dont le symbole <<terrassant le dragon>> puisé
dans 1'Art chrétien, a été choisi par
le Conseil Municipal pour le deuxième quartier du
blason de la Commune.
Ce Saint légendaire appelé communément
le Grand Martyr, jouit d'un culte très ancien et
très répandu et des artistes comme Raphaël,
Donatello, Carpaccio le représentent terrassant le
dragon d'après la légende qui veut que ce
jeune prince de Capadoce réussit à libérer
une ville de Libye du joug d'un dragon. Par ailleurs il
est toujours représenté portant sur son bouclier
la Croix des Croisés car on lui doit la conquête
de Jérusalem lors de laquelle son apparition aux
Chrétiens, qui assiégeaient la Ville, permit
sa prise, tout en étant moindre en nombre par rapport
aux Sarrasins.
Dans le << deuxième parti >>, du blason,
on retrouve un semis de fleurs de Lys, armes parlantes,
qui confirment à Belloy-en-France le droit de porter
ces symboles qui remontent à Philippe Auguste.
Pour ce qui est de la symbolique des couleurs appliquée
à une Collectivité comme la Commune de Belloy-en-France,
nous remarquons que << le gueules >>, représentent
le Principe de Vie et est incitation à l'action jetant
un éclat sur toutes les choses, avec une immense
et irréductible puissance; I'or, le plus précieux
des métaux, est le métal parfait et il est
signe de lumière et de richesse; I'azur nous ramène
à l'infini par sa profondeur illimitée, sa
couleur immatérielle est symbole de pureté.
La couronne murale est actuellement la seule forme de couronne
que le Conseil Historique et Héraldique de France
est en mesure d'amplier en chancellerie. Aussi, considérant
que Belloy-en-France ait eu ou non par le passé le
privilège de timbrer ses armes de la sorte, le seul
fait de se constituer en qualité de collectivité
enracinée dans la tradition, en prouvant son désir
de se conformer aux lois du blason, lui confère l'autorisation,
de jure comme de facto, opposable aux tiers, de timbrer
ses armes d'une couronne murale.
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