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Plusieurs voûtes
de la nef ont été refaites vers 1545 et la façade
est antérieure de quelques années. Diverses
réparations du monument furent encore exécutées
en 1598, car cette date figure à la clef de la quatrième
voûte du bas-côté Nord. Elle accompagne
les armoiries de la famille de Belloy: de gueules à
sept losanges d'or.
L'église a été restaurée au XIXème
siècle par l'architecte Desmaret, mais c'est Viollet-le-Duc
qui se chargea de la réfection de la façade
en 1851.
Le plan montre un chur et une nef, accompagnée
de bas-côtés, terminés a lEst par
des absides à pans coupés. L'abside Nord, la
saillie du bas-côté Nord et la base du clocher
constituent la partie la plus ancienne; les voûtes y
sont sur simple croisée d'ogive.
Par contre, les voûtes du XVIème siècle
sont remarquables par la diversité du dessin forme
par les nervures ramifiées (étoile, large
fleur a quatre pétales, lien courbe) et par les clefs
sculptées de feuillages luxuriants.
L'intérêt de lédifice réside
principalement dans son portail sur la façade Ouest.
C'est un exemple caractéristique du début de
la seconde Renaissance. On note dans cette façade l'utilisation
des trois styles antiques, mais selon une ordonnance inverse
de celle qui sera de règle plus tard.
Au-dessus des portes rectangulaires séparées
par un trumeau se développe un tympan en plein cintre;
la voussure est garnie de caissons sculptés où
figurent des bucrânes, masques et corbeilles de fleurs;
dans les écoinçons, on remarque l'initiale et
la salamandre de Francois Ier.
Cette disposition, somme toute traditionnelle, est complétée
par un registre compose de deux colonnes corinthiennes cannelées
et rudentées soutenant un entablement, sculpte d'une
frise de rinceaux mêlés de têtes de
buf, et un fronton triangulaire garni dune tête
d'ange soutenant un cartouche. L'écu somme d'un casque
au centre serait un ajout moderne. Le soffite sous la frise
est décoré de caissons ou lon reconnaît
l'aigle, emblème évangélique de Jean.
Trois édicules, formes de niches et lanternons ioniques
superposes, établissent la liaison avec les colonnettes
doriques de la balustrade de la galerie au-dessus de la baie
centrale.
On ne peut s'appuyer sur aucun document pour attribuer cet
ensemble a l'un ou l'autre des maîtres maçons
en activité dans la région au XVIème
siècle. On peut seulement constater que l'organisation
architecturale et la décoration sculptée correspondent
aux modèles proposés par les livres didactiques,
les gravures et dessins qui circulaient alors entre les constructeurs
et les tailleurs de pierre. "Il faut reconnaître
cependant quà Belloy luvre, par son
unité, sa richesse et son harmonie, sort de l'ordinaire".
Quelques éléments du mobilier conservés
sont également remarquables: les fonts baptismaux en
pierre, décorés de rinceaux et grotesques, datent
du XVlème siècle; le somptueux dosseret en bois
sculpté est ce qui reste du banc duvre
du début du XVIIIème siècle; les panneaux
de la cuve de la chaire, qui est du XVIIIème siècle,
représentent des épisodes de la vie de saint
Georges
(d'après C. TERRASSE et D. FOUSSART)
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