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L'eglise Saint-Georges Plus d'infos sur l'Eglise Saint-Georges Dalle funéraire
Cette église garde la trace de plusieurs campagnes de construction échelonnées de la lin du XlIe siècle a la fin du XVIème. L'édifice date en majeure partie du XlVème siècle. Des réfections notables lui ont été apportées dans le cours du XVlème siècle.
Plusieurs voûtes de la nef ont été refaites vers 1545 et la façade est antérieure de quelques années. Diverses réparations du monument furent encore exécutées en 1598, car cette date figure à la clef de la quatrième voûte du bas-côté Nord. Elle accompagne les armoiries de la famille de Belloy: de gueules à sept losanges d'or.

L'église a été restaurée au XIXème siècle par l'architecte Desmaret, mais c'est Viollet-le-Duc qui se chargea de la réfection de la façade en 1851.

Le plan montre un chœur et une nef, accompagnée de bas-côtés, terminés a l’Est par des absides à pans coupés. L'abside Nord, la saillie du bas-côté Nord et la base du clocher constituent la partie la plus ancienne; les voûtes y sont sur simple croisée d'ogive.

Par contre, les voûtes du XVIème siècle sont remarquables par la diversité du dessin forme par les ner­vures ramifiées (étoile, large fleur a quatre pétales, lien courbe) et par les clefs sculptées de feuillages luxuriants.

L'intérêt de l’édifice réside principalement dans son portail sur la façade Ouest. C'est un exemple caractéristique du début de la seconde Renaissance. On note dans cette façade l'utilisation des trois styles antiques, mais selon une ordonnance inverse de celle qui sera de règle plus tard.

Au-dessus des portes rectangulaires séparées par un trumeau se développe un tympan en plein cintre; la voussure est garnie de caissons sculptés où figurent des bucrânes, masques et corbeilles de fleurs; dans les écoinçons, on remarque l'initiale et la salamandre de Francois Ier.

Cette disposition, somme toute traditionnelle, est complétée par un registre compose de deux colonnes corinthiennes cannelées et rudentées soutenant un entablement, sculpte d'une frise de rin­ceaux mêlés de têtes de bœuf, et un fronton triangulaire garni d’une tête d'ange soutenant un cartouche. L'écu somme d'un casque au centre serait un ajout moderne. Le soffite sous la frise est décoré de caissons ou l’on reconnaît l'aigle, emblème évangélique de Jean.

Trois édicules, formes de niches et lanternons ioniques superposes, établissent la liaison avec les colonnettes doriques de la balustrade de la galerie au-dessus de la baie centrale.

On ne peut s'appuyer sur aucun document pour attribuer cet ensemble a l'un ou l'autre des maîtres maçons en activité dans la région au XVIème siècle. On peut seulement constater que l'organisation architecturale et la décoration sculptée correspondent aux modèles proposés par les livres didac­tiques, les gravures et dessins qui circulaient alors entre les constructeurs et les tailleurs de pierre. "Il faut reconnaître cependant qu’à Belloy l’œuvre, par son unité, sa richesse et son harmonie, sort de l'ordinaire".

Quelques éléments du mobilier conservés sont également remarquables: les fonts baptismaux en pierre, décorés de rinceaux et grotesques, datent du XVlème siècle; le somptueux dosseret en bois sculpté est ce qui reste du banc d’œuvre du début du XVIIIème siècle; les panneaux de la cuve de la chaire, qui est du XVIIIème siècle, représentent des épisodes de la vie de saint Georges

(d'après C. TERRASSE et D. FOUSSART)