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Eglise
Saint Georges
D'après la légende, saint Georges serait originaire
de Cappadoce. Officier dans l'armée romaine, il se
serait illustré en délivrant un village du
dragon qui le terrorisait. Chaque jour les habitants livraient
au monstre deux moutons, puis, quand les moutons furent
tous immolés, deux jeunes gens tirés au sort.
Le hasard désigna un jour la fille du roi. Elle allait
être dévorée quand saint Georges apparut
sur son cheval et frappa l'animal de sa lance.
Pour avoir refusé de sacrifier aux idoles, saint
Georges aurait été martyrisé en 303
et décapité.
Saint essentiellement militaire, il est le patron des chevaliers
et des cavaliers. Il est représenté le plus
souvent jeune et imberbe, vêtu de son armure, à
pied ou à cheval. Il porte un écu timbre d'une
croix, une épée nue et une bannière
blanche à croix rouge. A ses pieds figure le dragon
râlant.
Cette église garde la trace de plusieurs campagnes
de construction échelonnées de la fin du Xllème
siècle a la fin du XVlème siècle. L'édifice
date en majeure partie du XlVème siècle. Des
réfections notables lui ont été apportées
dans le cours du XVlème siècle.
Le plan montre un chur et une nef, accompagnée
de bas-côtés, terminés à l'Est
par des absides à pans coupes. L'abside Nord, la
saillie du bas-côté Nord et la base du clocher
constituent la partie la plus ancienne; les voûtes
sont sur simples croisées d'ogive.
Les voûtes de la nef et des bas-côtés
datent du XVlème siècle (vers 1545): elles
sont remarquables par la diversité du dessin formé
par les nervures ramifiées (étoile, large
fleur à quatre pétales, lien courbe) et par
les clefs sculptées de feuillages luxuriants.
L'église a été restaurée au
XlXème siècle par divers architectes dont
Viollet-le-Duc qui se chargea de la réfection de
la façade en 1851.
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